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Diagnostic précoce et dépistage du cancer de la prostate

Mise oeuvre du dépistage du cancer de la prostate

Le dépistage du cancer de la prostate par un dosage du PSA et un toucher rectal est habituellement proposé dès l’âge de 50 ans et jusqu’à 75 ans, tous les ans. Après 75 ans, le dépistage perd son intérêt car, à partir de cet âge, la mise en oeuvre d’un traitement curatif ne modifie plus la survie.

 

Avantages et inconvénients du dépistage avec le dosage du PSA
D’après le rapport de ANAES 2004

Principaux avantages

-Si le résultat est normal, cela peut rassurer le patient.

-Il permet de détecter le cancer avant que les symptômes ne se développent.

-Il permet de détecter le cancer à un stade précoce, ce qui pourrait permettre de démarrer un traitement plus tôt.

-Si le traitement est efficace, il peut permettre d’éviter les conséquences d’un cancer métastatique ou une mort prématurée.

Principaux inconvénients

-Le test peut être faussement négatif et, cela peut rassurer à tort le patient.

-Il peut rendre anxieux et induire des examens médicaux inutiles.

-Il peut détecter des cancers d’évolution lente ou des formes tardives pour lesquels aucun soin n’aurait été nécessaire.

-Les traitements du cancer ont des effets secondaires qui peuvent affecter la vie quotidienne.

-Le traitement peut, dans certains cas, ne pas être efficace.

 

Lorsque des facteurs de risque génétiques (cancer familial) existent, le dépistage doit être débuté dès l’âge de 40 ans compte tenu du début plus précoce de la maladie. Si le premier dosage du taux de PSA est inférieur à 1ng/ml et en l’absence de facteur de risque particulier (familial, ethnique, traitement androgénique), un dépistage tous les deux ans semble suffisant.

L’élévation du taux de PSA ne traduit pas forcément un cancer de la prostate. Il peut s’agir d’une hypertrophie bénigne (adénome de la prostate) ou une prostatite. Certains facteurs, comme la surcharge pondérale, le statut hormonal, la prise de certains médicaments, … influent également sur l’interprétation du taux du PSA et doivent être pris en compte. 
Une élévation du taux sanguin du PSA nécessite donc une consultation spécialisée auprès d’un urologue afin qu’elle soit interprétée en fonction de l’examen clinique (toucher rectal) et éventuellement, d’examens complémentaires biologiques ou d’imagerie médicale.

Du dépistage au diagnostic du cancer de la prostate

Pour établir le diagnostic formel de cancer de la prostate, la réalisation de biopsies prostatiques est indispensable. Des biopsies sont indiquées en dessous d’un taux de PSA «normal», ou si vous prenez des médicaments modulateurs d’hormones mâles (androgènes) comme ceux utilisés dans le traitement de l’hypertrophie (car ils diminuent artificiellement le taux de PSA) ou si la cinétique de plusieurs résultats de dosage du PSA est évocatrice de cancer. Un taux de PSA au dessus de la norme doit aussi être interprété en fonction des données du toucher rectal et du contexte clinique. En effet, dans certains cas, il faut surseoir aux biopsies et contrôler ultérieurement le taux du PSA si une cause évidente de maladie bénigne de la prostate (infection ou adénome de la prostate) explique l’élévation de ce taux.